Marielle Ongono

Le week-end s’annonce intéressant. Au menu : danse, humour et musique. Le groupe Talented Afro organise, ce 29 août 2026 à partir de 17 h, un spectacle inédit. Le public est invité au Majestic Cinema de Ngoa-Ekélé, à Yaoundé, pour la 5ᵉ édition de son spectacle de danse urbaine baptisé « Love is a Metaverse ». Placée sous le thème « Ghetto Love – Je n’ai pas encore, mais un jour… », cette rencontre entend mettre en lumière le dynamisme des danseurs camerounais. Les billets sont proposés à 5 000 Fcfa pour le Pass Jongleur et à 10 000 Fcfa pour le Pass Têté. « Love is a Metaverse » est un grand spectacle de danse urbaine organisé chaque année par le groupe Talented Afro. Il vise à mettre en avant le dynamisme de la scène culturelle camerounaise. Du côté d’Étoa-Meki, c’est le rire à gogo. Les amateurs d’humour ont rendez-vous ce vendredi 28 août 2026, à 19 h, au Valéry Ndongo Comedy Club, à Yaoundé, pour « Le Wanda Show ». Des figures connues et moins connues de la scène humoristique, parmi lesquelles Arrache Clou, Niokser, Simon Touwe, Arthur Paye, Ze Recé, Scoffieffed et Neil Cruz, feront le show. Les billets sont disponibles à 5 000 Fcfa en standard et à 10 000 Fcfa en VIP. Toujours dans la capitale, le Mulema Gospel Talent donne rendez-vous au public ce samedi 29 août, dès 15 h, au palais des Congrès. Un moment consacré à la musique gospel et à la découverte de nouveaux talents.
À Douala, les amateurs de culture japonaise et de pop culture ont rendez-vous ce samedi au K-Mer Otaku Festival, au Majestic Cinema Bessengue. Au programme : animations, cosplay et activités autour de l’univers manga et geek. Le week-end se poursuit également avec d’autres rendez-vous culturels. L’artiste BaBal donne rendez-vous au public ce samedi 29 août à l’Onomo Hôtel, à Bonanjo, pour une release party accompagnée d’un showcase privé. L’occasion pour le musicien de présenter son cinquième EP, Les Jolies XX écoutent Babal. Le NextGen of Mbolé Fest réunit, quant à lui, les amateurs de musique urbaine autour des nouvelles figures du mbolé. Le rendez-vous est prévu au Complexe Lounge St Joseph, à Tradex Village, Bonamoussadi. Hors du Cameroun, les artistes camerounais continuent également de faire entendre leur voix. Mimie est annoncée ce samedi 29 août à Toronto, au Canada, dans le cadre du RemiFest. En Côte d’Ivoire, le chanteur FUL se produira le même jour au Novotel Abidjan-Marcory, aux côtés notamment de Ténor, Ayanne, Teety et Sarah Liz.
Véronique Astrid Misse: Je ne vis que de la danse
Danseuse, chorégraphe et pédagogue, cette artiste cumule près de quinze ans d’expérience.
Marielle Ongono

Vous êtes aujourd’hui danseuse professionnelle, comment avez-vous débuté ?
Mes débuts étaient un peu difficiles. J’ai commencé par la poésie, ensuite j’ai fait du théâtre, puis de la musique. Après, je me suis dit que j’allais mettre tout ça dans la danse. J’ai commencé par des comédies musicales avec Germaine Njel et la Ronde des Poètes. Ensuite, je me suis vraiment détachée pour faire de la danse contemporaine. C’est une forme d’expression qui me permet de réunir tout ce que j’avais déjà expérimenté dans les autres disciplines artistiques. Avec la danse, je peux raconter, transmettre et partager sans forcément passer par les mots.
Quelles sont les principales difficultés auxquelles sont confrontés les danseurs au Cameroun ?
On a un problème d’espace d’expression. Il n’y a pas vraiment d’espaces d’expression gérés par le Cameroun. Ce sont souvent des institutions comme l’Institut Goethe, l’Institut français et autres qui offrent ces possibilités. Si l’artiste n’a pas d’endroit où s’exprimer, c’est difficile. On peut danser dans nos chambres, mais ce n’est pas intéressant. C’est vrai qu’on danse pour nous, mais on danse aussi pour les autres. On veut partager nos expériences. La danse de création, c’est parler, mais avec son corps.
Aujourd’hui, nous célébrons la journée internationale de la chorégraphie, quels conseils donnez-vous aux jeunes qui souhaitent se lancer dans ce domaine ?
Le seul conseil, c’est de se former et de savoir pourquoi on est là. Parce que la danse, ce n’est pas un passe-temps, c’est un métier. Il faut donc la prendre au sérieux, se former et savoir ce qu’on veut en faire. Moi, par exemple, je ne vis que de la danse. Si je ne suis pas danseuse interprète, je suis danseuse chorégraphe ou danseuse pédagogue, parce que je donne des cours de danse.



