Spécial vacances scolaires 2026 : Des vocations scientifiques au Ceides

Plus de 300 enfants ont plongé dans l’univers des laboratoires, des ateliers et des découvertes, avant de restituer, sous le regard ému de leurs parents.

Michel Enony

Les futurs ingénieurs, médecins, chercheurs qui résoudront les défis de l’Afrique.

 Ils sont venus avec des rêves et repartent avec des étoiles dans les yeux. Dans l’après-midi du mardi 18 août 2026 , les murs du Centre africain d’études internationales, diplomatiques, économiques et stratégiques ( Ceides ) Women and Kids House, vibrent encore des rires et des exclamations émerveillées des enfants. La cérémonie de clôture de la 2e édition du programme spécial Vacances 2026 a rassemblé près de 60 jeunes, âgés de 6 à 16 ans, venus des quatre coins de la capitale. Durant huit semaines, ils ont troqué les écrans et les loisirs ordinaires pour des blouses blanches, des pipettes et des maquettes. Ceci, sous le thème : « J’aime la science, la science au service de l’humanité ». 

Dans les couloirs du centre, une galerie de portraits interpelle. Archimède, Einstein, Marie Curie… et aux côtés de ces géants, un visage familier : celui d’Abdon Atangana, mathématicien camerounais de renommée internationale. « Nous voulons montrer à ces enfants que la science n’est pas une affaire d’ailleurs. On a voulu démystifier la science : biologie, chimie, robotique, Ia, », confie Christiane Merveille Meva’a, coordinatrice du Ceides.

Au programme de ces huit semaines : des séances en laboratoire, où les enfants ont manipulé des microscopes, réalisé des expériences simples mais marquantes, puis des ateliers de création. « L’idée n’est pas de former des scientifiques en deux mois, mais d’éveiller une curiosité, un désir d’apprendre qui ne s’éteigne pas à la rentrée », explique Sylvain Omgba, encadreur.

Le point d’orgue de cette journée de restitution a été la présentation des projets. Des savons, des gels hydroalcooliques, dessin, entre autres. Les explications, parfois hésitantes mais toujours passionnées, ont suscité des applaudissements nourris. Mais ce sont les visages des parents qui ont peut-être le plus marqué. Assis au premier rang, nombre d’entre eux ont eu les yeux embués. « Je ne reconnaissais pas mon fils, il parlait de cellules et de molécules comme s’il faisait ça depuis des années », témoigne une mère.

L’émotion est montée d’un cran lorsque les enfants ont reçu leurs attestations, leurs souvenirs plein la tête. Pour beaucoup, ce stage restera une étape fondatrice, qui aura suscité des vocations. « Je veux faire la série C, faire les mathématiques et me spécialiser dans l’intelligence artificielle. Ce sont les métiers du futur », lance fièrement Clémence.

Au-delà des connaissances, ce sont des compétences transversales qui ont été cultivées : l’esprit critique, le travail en équipe, la persévérance. « La science n’est pas seulement une discipline, c’est une méthode, une manière de penser le monde pour le rendre meilleur », a rappelé Christian Pout, président du Think Thank Ceides, dans son discours de clôture.