L’organisation a placé son 8e atelier annuel tenu les 27 et 29 août 2026 à Douala sous le signe du renforcement des capacités des jeunes chercheuses.
Pulchérie Nsia

Elles sont venues de partout au Cameroun pour prendre part les 27 et 29 août 2026 à Douala au 8e atelier annuel de Higher Women Consortium, une organisation née en 2015 pour briser les barrières sociales et culturelles qui freinent la progression des femmes dans le domaine de la recherche au Cameroun et en Afrique. Un peu plus de 60 jeunes chercheuses accompagnées de leurs mentors. Ici, la science se conjugue au féminin.
A l’ouverture des travaux de cette rencontre placée sous le signe du renforcement continu des capacités des jeunes chercheuses, le Pr Rose Leke, présidente fondatrice de Higher Women a rappelé que la transmission est une chaîne vivante : Les mentors qui sont les aînées devant encadrer les plus jeunes pour les faire grandir, et les jeunes encadrées devenues mentors guident les plus jeunes. « Une telle rencontre c’est pour continuer à renforcer leurs capacités, à les former aux compétences nécessaires pour mener des recherches. Parce que dans les instituts, si vous ne pouvez pas faire de recherche et publier, vous ne pouvez pas monter en grade; vous serez frustrés et finirez par lâcher, surtout les femmes. Mais quand vous avez un groupe comme Higher Women à qui vous pouvez vous ouvrir, parler, et qui peut vous aider, vous grandissez », a-t-elle déclaré.
D’ailleurs, les chercheuses qui ont bénéficié du programme de mentorat holistique de ce consortium ne la démentent pas. « Le consortium te sort de nulle part et t’élève », confie Nicole Fouda, une encadrée devenue mentor, par ailleurs présidente de Women in Global Health, une organisation qui milite pour plus de leadership des femmes dans le domaine de la santé. Pour sa part, la déléguée régionale du ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille a encouragé les jeunes chercheuses à poursuivre leurs études.
Au-delà des modules techniques tels que méthodologie de recherche, rédaction de projets, préparation aux appels à financement, l’atelier a relevé les dimensions humaines de l’association trop souvent reléguées au second plan. Il s’agit, entre autres, de l’équilibre entre vie familiale et carrière, la gestion du temps, l’entraide face aux problèmes socioculturels. L’association exprime la volonté de bâtir une communauté scientifique féminine solidaire, où les obstacles sont transformés en opportunités au Cameroun où la visibilité des femmes reste limitée. En 10 ans, plus de 200 femmes ont été formées par Higher Women.



