Nécrologie : Racine Sagath est mort

L’artiste musicien est décédé le 12 septembre 2026 des suites d’une longue maladie.

Marielle Ongono 

Racine Sagath. Ce nom fait écho sur la scène musicale camerounaise depuis les années 1990. Figure du bikutsi, le chanteur a construit un répertoire dansant, nourri de réalités sociales. L’annonce de son décès, le 12 septembre 2026, ravive les souvenirs et pousse à réécouter certains de ses titres, à l’instar de « Nem Mintie ». L’artiste amorçait pourtant un retour sur scène après une longue période de convalescence. Il multipliait les spectacles et semblait renouer progressivement avec son public. Ce retour aura finalement été de courte durée. Racine Sagath fait ses premiers pas dans la musique autour de 1994 avec le groupe Sagath, avant de poursuivre une carrière en solo. Il se fait particulièrement remarquer avec le titre « Nem mintie ». À ce succès s’ajoutent plusieurs autres titres et projets, parmi lesquels « Marc Vivien Foé », « Mes yeux ont vu » ou encore « À moi la joie, à moi le bonheur ». À travers ses chansons, l’artiste mêle rythmes dansants et observation de la société, une signature qui a contribué à inscrire son nom dans l’histoire récente du bikutsi.
 
Quelques semaines avant sa disparition, le 22 août, une soirée baptisée « Le Grand Retour de Racine Sagath » était organisée à Yaoundé. C’était un moment de reconnaissance envers Dieu, ses fans et ses bienfaiteurs, après sa longue période de convalescence. De son vrai nom Paul Bede Onye, l’artiste laisse des collègues meurtries. « Merci d’avoir été là. Cœur en peine, adieu mon frère, adieu le sagacisme sur la montagne. Repose en Paix Racine Sagath », K-Tino. « Avec regret je viens d’apprendre la mort de mon fils spirituel Racine Sagath. Je suis bouleversé dans mon âme. Le Seigneur a donné , le Seigneur a repris que son nom soit béni ! », « Racine Sagath nous sommes honorés de t’avoir accompagné. Repose en Paix », a indiqué le Réseau des journalistes culturels du Cameroun. Alors qu’il était admis à l’Hôpital général de Yaoundé, en janvier 2026, le ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie, s’était rendu à son chevet. En présence de son épouse et de sa fille, qu’il laisse aujourd’hui éploré. La famille ainsi que son équipe annoncent le programme détaillé des obsèques dans les prochains jours.