L’affiche : Sandrine Nnanga en live à Douala 

L’artiste musicienne présente son nouvel album « Awake », ce 21 août, à partir de 19h.
 
Marielle Ongono 
 
Bon week-end !
 
Plus que quelques heures avant le spectacle. La billetterie affiche déjà sold out pour les tickets Diamond et Gold. Soit 100. 000 Fcfa et 25 000 Fcfa. La troisième catégorie, standard est 10. 000 Fcfa. Le public est donc enthousiaste de vivre ce beau moment. Sandrine Nnanga fera ce qu’elle sait faire : chanter avec douceur et plaire aux oreilles. Rendez-vous est pris avec le public ce vendredi 21 août 2026, dès 19h, au Best Western Plus de Douala, pour un concert live consacré à son nouvel album « Awake ». Présenté à la presse le 12 juin dernier, le projet compte 13 titres, parmi lesquels « Bipolaire », « Ndolo », « Nsili », « Laissez », « Nous deux », « Lakissemba (Pardonne-moi) », « Béni de Dieu », « Tété », « Tu m’as aimé », « Ma prière », « Sobo » et « Ngock ». « Awake », littéralement « le réveil », symbolise une maturité artistique, une renaissance et une volonté de faire vibrer l’Afrique et le monde. L’album s’inscrit dans la continuité de son parcours musical, entamé en 2020. Les mélomanes auront certainement le plaisir de réécouter des titres comme « Essence » en 2023, ainsi que plusieurs singles, dont « Mulema », « Osi Dimbea », « Ma’a », « Pas besoin », « Pour la vie », « Ngan », « Danse » et « Ton feu ». 
 
Du côté du Canada, l’artiste musicien Locko est annoncé comme guest star du Festival économique, culturel et artistique (Feca) 2026, qui se tiendra le 22 août prochain au Riverfront Park de Moncton, à partir de 11h. Organisé par Fest Inter Kultur, l’événement mettra à l’honneur les échanges économiques, culturels et artistiques. L’artiste Maahlox Le Vibeur donne également rendez-vous à son public de Douala. Un show privé est annoncé ce vendredi 21 août, avant une dernière rencontre avec le public le samedi 22 août au marché Congo, à la boutique Alubassa. Cette série de prestations intervient après son passage au festival Summer Vibes à Yaoundé, organisé hier au Musée national. D’autres artistes y feront également le show ce week-end. Parmi eux, Ténor, TRK, Petit Bozard, Yendel et La Guacala. C’est donc un répertoire varié de rap, hip-hop qui va résonner au Musée national. Le festival propose plusieurs catégories de tickets : Classic à 3 000 Fcfa, Regular à 5 000 Fcfa et VIP à 10 000 Fcfa.

Les gens 

Maryvonne Georgina Melono : Photographe passionnée 
 
Angela Olembe (Stagiaire)
 
 
Il y a un peu plus d’un an Maryvonne Georgina Melono choisit de se tourner vers la photographie pour apprendre, rompre avec la monotonie et surtout créer de ses propres mains. Une aventure qui lui a permis également de rencontrer d’autres femmes photographes à Yaoundé et à Douala. Pour l’heure, aucune distinction ne figure encore à son palmarès. Loin de s’en décourager, la photographe garde foi en l’avenir et espère voir son travail récompensé un jour. Parmi les expériences qui ont marqué son parcours, celle vécue auprès d’ouvriers dans un campement du Mbam occupe une place particulière. Elle y découvre des hommes et des femmes travaillant dans les champs et vivant loin du confort urbain. Entre cultures, entretien des plantes et récoltes, ces travailleurs s’investissent pleinement dans leurs activités champêtres. Une immersion qui lui a permis, dit-elle, de « vivre leur vie », de se mettre à leur place et de faire l’expérience d’un quotidien différent.
 
Côté ambitions, Maryvonne Georgina Melono voit grand : aller le plus loin possible et marquer la profession. Pour l’instant, elle évolue en freelance, tout en restant ouverte à une expérience au sein d’une structure professionnelle, qui représenterait, selon elle, « un plus ». Mais le chemin n’est pas sans difficultés. La première tient au genre. Dans un milieu où les femmes photographes restent parfois confrontées aux préjugés, elle déplore le regard « dubitatif et curieux » posé sur elles. À cela s’ajoutent les difficultés liées au respect des engagements financiers de certains clients et le coût du matériel professionnel, dont l’acquisition nécessite des ressources importantes. Malgré ces obstacles, Maryvonne Georgina Melono poursuit son chemin, appareil en main, avec l’ambition de faire de la photographie un véritable espace d’expression et de laisser son empreinte dans la profession.