Dans le cadre de son projet « Femmes en mouvement, l’éducation par le sport et la plume », l’antenne Cameroun de cette organisation continentale a outillé une vingtaine de femmes journalistes, les 21 et 22 août 2026 à Yaoundé.
Désiré Domo

Pendant deux jours, l’auditorium de l’Institut nationale de la Jeunesse et des Sports (Injs) a vibré au rythme de la formation. L’Union des femmes reporters sportives d’Afrique antenne du Cameroun (Ufresa-Cam) a réuni les « Lionnes de la presse », journalistes sportives pour un atelier de renforcement de capacités axé sur le journalisme sportif et les mutations du paysage médiatique.
Au programme de la première journée, deux modules. Le premier, « Journalisme sportif et narration d’impact : regards croisés », présenté par Emmanuel Gustave Samnick, senior du journalisme au Cameroun. Le second, « Journalisme, réseaux sociaux et nouvelles audiences », animé par Dorothée Danedjo Fouda. La seconde journée a été consacrée à la pratique : production et diffusion de contenus sportifs et choix de l’angle, avec André Michel Essoungou et Edith Virginie Mbock, ponctuée par un partage d’expériences avec l’icône du volley-ball, Victoire L’or Ngon Ntame.
Une démarche saluée par les participantes. Pour Raïssa Fouda, web-journaliste : « Cet atelier a été une très grosse opportunité. Nous avons acquis de nouvelles compétences, notamment dans le domaine du digital et de l’IA. Nous devons innover, avoir des productions authentiques, des plumes qui ne ressemblent pas à celles des faussaires d’alertes ».
Pour la présidente de l’Ufresa-Cam, Priscille Moadougou, cette initiative était nécessaire : « À un moment, on se retrouve dans la routine et on oublie les réflexes. Tous les experts nous ont ramenées sur le droit chemin en nous disant : restez journalistes, restez professionnelles, évitez de plonger dans la facilité », a-t-elle justifié devant la marraine du projet, Dorothee Rosine Mounchili. Mettant en garde contre les dérives du digital, elle ajoute : « L’intelligence artificielle, c’est ce qu’on nous présente comme quelque chose de bien, alors que derrière, il y a un gros piège, surtout pour ceux qui ne sont pas avertis ».
Après Yaoundé, l’Ufresa-Cam donne rendez-vous les 30 et 31 octobre à Douala, avec au programme une campagne médiatique, des débats autour d’autres thématiques et la sortie prochaine du guide du journaliste sportif.
.



