Cette enveloppe vise à renforcer leurs capacités commerciales et leur compétitivité.
Michel Enony
Pme, le financement est là !Les Petites et moyennes entreprises (Pme) ont un chèque à se départager. Le ministère du Commerce et la Banque camerounaise des Pme (Bc‑Pme) ont signé une convention de collaboration le 18 août 2026. Ceci en vue de la mise en œuvre du Plan intégré d’import‑substitution agropastoral et halieutique (Piisah) dans le secteur du commerce. Dotée d’une enveloppe de 400 millions Fcfa transférés par le Mincommerce à la Bc‑Pme, au titre de l’exercice 2026, cette convention s’inscrit dans les orientations de la Stratégie nationale de développement (Snd) 2020‑2030.
Cette convention traduit, selon le Ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, « la volonté commune de faire du commerce un levier de transformation économique, de création de richesses et d’amélioration de la compétitivité des entreprises camerounaises ». Il a aussi souligné que, « produire davantage ne suffit pas » et que les productions nationales doivent pouvoir accéder aux marchés dans des conditions compétitives. C’est sur ce maillon de la distribution que la convention avec la Bc‑Pme entend agir, en favorisant l’émergence d’un tissu d’entreprises capables de prendre en charge l’intégralité de la chaîne, de la production à la consommation.
Pour les Pme, cet accord représente un levier opérationnel à plusieurs égards. Il leur offre un accès direct à des financements via la Banque, qui agit comme instrument de crédit dédié aux différentes étapes des chaînes de valeur locales de transformation, conditionnement, stockage, logistique et distribution. Les filières du riz, du maïs, de la farine, de l’huile de palme et du lait sont prioritaires. Pour le ministre, « La réussite du Piisah repose sur une mobilisation collective de l’État, des organisations professionnelles et des entreprises ».
Cette convention offre aux Pme un cadre pour s’insérer dans les chaînes de valeur locales et jouer un rôle moteur dans la transformation structurelle de l’économie camerounaise.



