Le Bureau d’emploi municipal de la commune d’arrondissement de Douala 3 a déjà formé plusieurs dizaines de jeunes aux métiers de la plomberie et de la menuiserie.
Blaise Djouokep

À Douala 3e, le Bureau d’emploi municipal (Bem) n’est plus à l’essai. Mis en place par la commune d’arrondissement, il a déjà permis à plusieurs vagues de jeunes de se former à des métiers porteurs. Après une première session d’un an consacrée à la plomberie, une trentaine de jeunes suivent actuellement une formation en menuiserie au sein du centre créé par la municipalité. Le dispositif s’inscrit dans la stratégie d’accompagnement de proximité des jeunes face au chômage.
Pour le maire, l’objectif est de rapprocher la formation des besoins du marché. « Douala 3e abrite une zone industrielle. On cherche des voies et moyens pour trouver l’adéquation entre l’offre d’emploi et la demande. Le Bem est un instrument qui permet d’offrir aux jeunes les moyens de s’initier au marché de l’emploi », explique Valentin Epoupa Bossambo.
En visite à Douala 3e pour évaluer le dispositif, le ministre de la Jeunesse et de l’Éducation civique, Mounouna Foutsou, a salué l’initiative. « Douala 3 est l’un des pionniers ayant opérationnalisé le Bem. C’est l’une des raisons pour lesquelles Douala 3e a été choisie comme étape pour célébrer cette initiative et s’adresser aux autres maires afin qu’ils rejoignent l’écosystème et comprennent l’importance de ce qu’un Bureau d’emploi municipal peut représenter pour les populations et les jeunes », souligne-t-il.
Pour le ministre, l’expérience de Douala 3e doit inspirer d’autres communes. « Nous nous réjouissons que le maire de Douala 3 l’ait compris très tôt et serve aujourd’hui de modèle », poursuit-il.
Le membre du gouvernement annonce par ailleurs son intention de désigner le maire de Douala 3e comme « coach des bonnes initiatives et des bonnes pratiques pour la décentralisation », afin de partager cette expérience avec d’autres maires et d’encourager la mise en place de dispositifs d’accompagnement des jeunes.



