Face aux membres de la commission des finances de l’Assemblée nationale le 3 décembre, Jacques Fame Ndongo a présenté les grandes lignes du budget sollicité pour l’exercice 2025.
Par Josiane Afom
Le 3 décembre dernier, le ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, a sollicité, pour le compte de l’exercice budgétaire 2025, une enveloppe de 136 568 000 000 Fcfa en autorisation d’engagement et crédit de paiement. Ce projet de budget, soutient le ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur, s’articule ainsi qu’il suit: 123 milliards 268 millions pour le fonctionnement et 13 milliards 250 millions pour l’investissement.

Face aux membres de la Commission des finances de l’Assemblée nationale, Jacques Fame Ndongo a motivé les raisons de l’augmentation de l’enveloppe sollicitée. « Il convient de relever que cette allocation budgétaire est en augmentation de 67% en valeur relative et 54 milliards 815 millions Fcfa en valeur absolue par rapport à l’exercice 2024. Cette augmentation est due à la budgétisation dans le chapitre 18 des subventions allouées aux universités (47 milliards 675 millions Fcfa) à un relèvement des salaires (un milliard 890 millions Fcfa), à l’augmentation de la prime à la modernisation (2 milliards Fcfa) et de la dotation d’investissement (3 milliards 250 millions Fcfa).
Par ailleurs, le membre du gouvernement a expliqué aux membres de la commission des Finances les grandes lignes de l’enveloppe budgétaire sollicitée. L’on retient ici que le ministère de l’Enseignement supérieur mettra un accent sur quatre programmes car les objectifs de ce département ministériel sont fixés par programmes. Notamment : le Programme 116 qui porte sur le Développement de la composante technologique et professionnelle de l’Enseignement supérieur qui absorbera d’après le ministre d’Etat, Jacques Fame Ndongo, la somme de 17 milliards 146 millions Fcfa. « Cette dotation permettrait, si elle nous était accordée, d’opérationnaliser les établissements technologiques et professionnels des nouvelles Universités d’Etat et d’accroître en quantité et en qualité le nombre d’étudiants formés au sein des établissements de l’Enseignement supérieur. La modernisation des capacités d’accueil des étudiants ainsi visée serait un atout indéniable pour l’atteinte des objectifs escomptés dans ce programme », explique Jacques Fame Ndongo.
Une enveloppe de 11 milliards 025 millions Fcfa sera quant-à elle allouée au Programme 117 qui porte sur la modernisation des établissements facultaires classiques et professionnalisation des établissements facultaires classiques. De manière précise, il est question, au travers de ce programme, de rapprocher les Facultés classiques du milieu professionnel. Ici, il est question de poursuivre davantage la professionnalisation des enseignements dans toutes les filières des établissements facultaires classiques. Le Programme 118 qui porte sur le développement de la recherche et de l’innovation absorbera quant à lui, un montant de 26 milliards 569 millions Fcfa. Cette enveloppe budgétaire permettra de développer la recherche et l’innovation qui impactera positivement le développement économique et social, en vue de son émergence et développer la coopération universitaire.
Enfin, le Programme 119 consacré à la gouvernance et l’appui institutionnel dans le sous-secteur de l’Enseignement supérieur auquel 81 milliards 776 millions Fcfa est réservé permettra d’assurer, à en croire le ministre d’Etat, un meilleur pilotage de l’Enseignement Supérieur. Ce programme se manifestera aussi dans la parfaite coordination des subventions allouées aux universités et grandes écoles et à la poursuite de la numérisation des enseignements.



