COP17 : Ce que le Cameroun a fait à Oulan-Bator

Guy Martial Tchinda

Du 17 au 28 août 2026, Oulan-Bator, capitale de la Mongolie, a accueilli la 17e Conférence des Parties (Cop17) à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification et la sécheresse. Le Cameroun y a été représenté par une délégation conduite par le ministre de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement durable (Minepded), Hélé Pierre, accompagné du secrétaire général du ministère, Paul Tchawa, et du point focal national de la Convention, David Payang.

Au cours de cette réunion internationale, le ministre Hélé Pierre a présidé le segment ministériel consacré aux liens entre la dégradation des terres, la sécheresse, la mobilité et la sécurité. En outre, le 25 août, la délégation camerounaise a participé aux négociations axées sur la gestion de l’eau. Le ministre de l’Environnement a pris la parole lors d’un segment ministériel dédié pour aborder les techniques de rétention d’eau dans les paysages, la restauration des sols, la reconstitution du couvert végétal et les méthodes de réduction de l’érosion et des émissions de poussière.

La journée du 27 août a été marquée par trois interventions  de la représentation camerounaise. Elle a pris part à deux tables rondes consacrées aux questions migratoires : la première, facilitée par l’Organisation internationale pour les migrations (Oim), a traité des liens entre migration et sécurité, tandis que la seconde s’est concentrée sur le financement et l’intégration des migrations dans les plans de développement nationaux. Enfin, une rencontre bilatérale s’est tenue entre le Cameroun et les Émirats arabes unis. Les échanges ont porté sur le retour d’expérience de l’opération « Sahel Vert » menée au Cameroun et sur les possibilités de financement du complexe agro-industriel de Kaélé.

Placée sur le thème « Restaurer les terres, Restaurer l’espoir », la Cop17 a réuni des représentants de près de 200 pays face à un constat global faisant état de 40 % à 75 % de terres dégradées à l’échelle mondiale. L’ensemble des travaux et des négociations de cette 17e édition s’est structuré autour de cinq axes principaux : les finances, l’eau, les terres et les populations, les systèmes alimentaires, ainsi que la santé des sols.