Agriculture durable : Ntui au labo

Le Laboratoire vivant d’agriculture durable et l’Irad testent des pratiques agronomiques innovantes et forment des producteurs à leur utilisation.

Par Wamba Sop

Agriculture. Ntui entame sa mise au vert.

Trois campagnes d’expérimentation, des pratiques agricoles testées dans les champs et une question désormais posée aux acteurs : comment faire vivre ces innovations au-delà du projet ? La clôture du Laboratoire vivant d’agriculture durable (Lvad), le 1er septembre 2026 à la station Irad (Institut de recherche agricole pour le développement) de Ntui, chef-lieu du département du Mbam et Kim, a surtout été l’occasion de regarder ce qui peut rester de cette expérience sur le terrain. L’inoculation rhizobienne du soja, le thé de vers, le vermicompost et le biochar ont, notamment, été expérimentés au cours des trois campagnes agricoles. L’enjeu n’était pas seulement de mesurer leur efficacité agronomique. Le projet s’est également intéressé à leur valeur économique et aux contraintes susceptibles de freiner leur adoption par les producteurs. À la station Irad de Ntui, les résultats ont été présentés en chiffres et en images, avant une séquence consacrée aux témoignages des différents acteurs.

Producteurs et autres participants ont partagé leurs expériences des expérimentations et des formations. Les échanges ont ensuite porté sur les obstacles rencontrés et les réponses à envisager pour favoriser l’adoption des pratiques testées. L’objectif est aussi de dégager des pistes pour assurer la valorisation et la pérennisation des acquis du projet. La rencontre s’est déroulée en présence de Sandrine Essengue Touna, adjointe au sous-préfet de l’arrondissement de Ntui, et d’Edwige Nicaise Nyadjie, délégué départemental du ministère de l’Agriculture et du Développement rural (Minader), aux côtés notamment d’Amélie D’Anfray du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), Eunice Ndo, chef du centre Irad de Mbalmayo, et Hermine Mahot, point focal Lvad. Une trentaine d’acteurs ont pris part à cette étape de clôture.

La journée s’est achevée par la remise des attestations de fin de formation aux participants. Reste désormais le défi de l’après-projet: faire passer les pratiques expérimentées à Ntui, des parcelles d’essai aux exploitations agricoles, en levant les contraintes qui peuvent encore limiter leur adoption. C’est là que se jouera la véritable portée de l’expérience Lvad.