Corruption : Les nouvelles formes de criminalité dans les radars de la Conac 

Depuis 14 septembre 2026, la Commission nationale anti-corruption discute avec ses cadres et des acteurs publics pour mieux comprendre ces pratiques et renforcer les capacités d’investigation.

Rebara Habra

 Pour la transparence dans les gestion publique

La corruption ne se résume plus aux enveloppes glissées sous la table. Les pratiques évoluent, les méthodes aussi. Avec les réseaux sociaux et de nouveaux mécanismes financiers, certaines formes de criminalité deviennent plus difficiles à repérer.

C’est pour mieux les comprendre que la Commission nationale anti-corruption (Conac) organise, du 14 au 18 septembre, puis du 21 au 25 septembre 2026, un atelier de renforcement des capacités de son personnel et d’autres acteurs de la chaîne de lutte contre la corruption.

Organisée en partenariat avec le Projet d’appui à la gouvernance des finances publiques (Pagfip), la formation réunit des cadres de la Conac et des responsables des cellules de lutte contre la corruption dans les services publics. Au programme : les nouveaux mécanismes de corruption, les techniques d’investigation et le blanchiment d’argent. « Il y a aujourd’hui dans le monde, et donc en Afrique et au Cameroun, une nouvelle forme de criminalité à travers la corruption », explique le président de la Conac, le révérend Dieudonné Massi Gams. Selon lui, les réseaux sociaux offrent également de nouveaux moyens aux corrupteurs pour entretenir le flou autour de certaines opérations financières.

Pour les participants, l’enjeu est de savoir reconnaître ces pratiques qui ne sont pas toujours qualifiées juridiquement de corruption, mais peuvent produire les mêmes dégâts. « Nous espérons qu’à la fin du séminaire, nous pourrons cerner l’ensemble de ces concepts et savoir comment nous comporter dans nos différents milieux professionnels, afin de contrecarrer ce genre de pratiques, qui sont tout aussi nuisibles que ce que l’on appelle officiellement la corruption », confie Paul Williams Oboun Nyebe, participant. 

Derrière cette formation, la Conac veut aussi renforcer la transparence et la reddition des comptes. Avec un objectif simple : mieux protéger les ressources publiques et faire en sorte qu’elles profitent davantage au développement et au bien-être des populations.