Maroua : Un père de famille noyé au radier de Palar

Jacques Kaldaoussa 

Image générée par IA

Décidément, le radier de franchissement du mayo Kaliao, construit en amont du vieux pont effondré de Palar, continue sa série noire. Alors que près de 20 personnes auraient déjà été emportées sur cet ouvrage en pratiquement deux mois de saison des pluies, une énième victime a été enregistrée dans la matinée du 30 août 2026.

Selon des riverains, vers 12 h 30, un père de famille, dont l’identité n’a pas encore été dévoilée et qui revenait de vacances avec son épouse et ses quatre enfants, s’est arrêté au niveau du radier pour nettoyer la boue accumulée sur son véhicule. Sous le regard de quelques usagers et de mototaximen qui rinçaient également leurs engins, l’homme aurait été entraîné en contrebas par un fort courant d’eau.

Le drame s’est produit sous le regard impuissant des membres de sa famille et des passants, alors que le débit de l’eau ne paraissait pas particulièrement dangereux à première vue. Son corps sans vie, visiblement meurtri par de gros moellons provenant des débris de l’ancien pont, a été repêché quelques heures après le drame.

En plus des dizaines de morts par noyade, le tristement célèbre pont de Palar continue d’emporter des vies humaines et des engins. Pourtant, les ministres des Travaux publics et de l’Habitat et du Développement urbain avaient annoncé le début de sa réhabilitation depuis plus de dix ans. Ce n’est donc pas sans raison que les populations ont fini par le baptiser le « pont des tragédies ».