Axe Olembé : Les camionneurs ne freinent pas face à la décision du gouverneur

Malgré l’interdiction de stationnement des camions transportant du sable sur cet axe, annoncée par le gouverneur de la région du Centre, ils n’envisagent pas de lever le camp.

Rebara Habra

Ça roule, mais difficilement sur l’axe gare routière d’Olembé-échangeur d’Olembé, dans l’arrondissement de Yaoundé Ier. Les véhicules avancent au ralenti, entre les nids-de-poule qui trouent la chaussée. Au volant, chacun cherche la meilleure trajectoire. Un coup de volant à gauche, un autre à droite. Les roues plongent parfois dans les creux avant d’en ressortir dans un bruit sourd. À quelques mètres, une dizaine de camions chargés attendent de prendre la route. Certains ont le moteur en marche. Sur les deux côtés, d’autres poids lourds stationnent en bordure et grignotent une partie de la chaussée.

Pour les piétons, la route a presque disparu sous le sable échappé des camions. Chacun cherche un passage entre des véhicules des particuliers et taximen. La portion encore visible porte les traces du passage répété des poids lourds. Entre taxis et motos-taxis, coups de frein et changements de trajectoire rythment la circulation.

Sur ce tronçon, le stationnement des gros porteurs pèse sur le trafic et sur l’état de la chaussée. Une situation qui contraste avec la note signée le 25 août 2026 par le gouverneur de la région du Centre, Naseri Paul Bea. L’autorité administrative y annonce la fin, dès le 1er septembre 2026, du stationnement des camions transportant du sable et des agrégats sur l’axe échangeur d’Obala-Etoudi. « Ils vont se bagarrer là-haut entre eux. Nous, on va continuer à travailler. Le site qu’ils ont proposé n’est pas encore aménagé. Nous irons où ? Et puis, il n’y a pas de travail », lâche un conducteur dans la foule.

Le gouverneur justifie cette mesure par « le désordre constaté et la dégradation avancée de la chaussée à l’entrée Nord de Yaoundé, au niveau d’Olembé ». En attendant l’aménagement aux normes du site de Nkozoa, retenu avec les professionnels du secteur, les camions devront stationner à l’aire de repos d’Obala, sur la Nationale n°4. Leur présence dans la ville ne sera autorisée que sur présentation d’un bon de livraison, précise le gouverneur.