Insertion socio-professionnelle : Orange mise sur l’autonomisation économique des femmes

La Fondation de l’opérateur de téléphonie mobile a offert, ce 27 août 2026 à Yaoundé, un don de matériels au ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, à cet effet.

Michel Enony

De la formation à l’emploi, puis à l’entrepreneuriat. C’est le pari porté par la Fondation Orange Cameroun à travers son programme d’accompagnement des femmes et des jeunes filles formées dans les Centres de promotion de la femme et de la famille (Cpff). Cette Fondation a remis, ce 27 août 2026 à Yaoundé, au ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff), des équipements destinés à favoriser l’insertion socio-économique de bénéficiaires formées dans les Maisons digitales.

La cérémonie organisée en présence de Marie-Thérèse Abena Ondoa, ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff), traduit la volonté de renforcer un partenariat engagé entre le ministère et la Fondation Orange Cameroun en faveur de l’autonomisation des femmes. Au-delà du don, l’initiative entend apporter une réponse concrète à l’un des principaux défis des programmes de formation : permettre aux bénéficiaires de transformer leurs compétences en activités génératrices de revenus. « Nous formons beaucoup de jeunes filles, mais nous n’arrivons pas à les rendre vraiment financièrement autonomes », a reconnu le ministre. D’où l’importance, selon elle, de franchir une nouvelle étape, celle qui consiste à accompagner les jeunes femmes après leur formation, en leur donnant les moyens de mettre en pratique les compétences acquises, de développer une activité et de consolider leur expérience professionnelle.

Pour la Fondation Orange Cameroun, cette vision constitue précisément le cœur du programme. Dans son intervention, Catherine Mbengon, directrice de la Communication et de la Responsabilité sociale des entreprises d’Orange Cameroun, a rappelé que certaines cérémonies se limitent à la remise d’un don. Celle-ci, au contraire, doit être perçue comme une remise de « possibilité, de responsabilité et parfois même de liberté ». Derrière chaque machine à coudre, chaque équipement de cuisine ou chaque matériel de secrétariat bureautique, se trouve ainsi une ambition : permettre à une compétence acquise de devenir une activité, un revenu, une entreprise et, au bout du compte, une véritable autonomie.

Le projet s’étend sur cinq espaces d’incubation rattachés aux Centres de promotion de la femme et de la famille et abritant des Maisons digitales. Notamment à Garoua, Ngaoundéré, Yaoundé 5, Buea et Ebolowa. Ces espaces doivent offrir aux femmes et aux jeunes filles formées un environnement propice à la maturation de leurs compétences, à l’expérimentation et au développement de leurs initiatives professionnelles.

Les équipements remis constituent donc la première pierre de ces incubateurs. Ils doivent fournir les conditions matérielles indispensables au démarrage des activités et à l’accompagnement des futures bénéficiaires. « Leur intégration fera toutefois l’objet d’une sélection ultérieure, sur la base de critères d’éligibilité définis dans le cadre du projet », a indiqué Marie-Thérèse Abena Ondoa.

Le projet prévoit ainsi, au-delà de la mise à disposition des équipements, un accompagnement comprenant le renforcement des capacités en éducation financière, gestion, management, compétences numériques et entrepreneuriat.

Réactions

Marie-Thérèse Abena Ondoa (Minproff) : Merci beaucoup à la Fondation Orange

Cette cérémonie revêt une importance particulière pour le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille. Elle se traduit de manière concrète par la volonté commune de renforcer le dispositif d’accompagnement des femmes et des jeunes filles formées et de leur faciliter le passage de la formation à l’insertion professionnelle. Oui, parce que nous avons beaucoup de difficultés. Nous formons beaucoup de jeunes filles, mais nous n’arrivons pas à les rendre vraiment financièrement autonomes. Donc merci beaucoup. En cette circonstance particulière, permettez-moi avant tout d’exprimer la gratitude du gouvernement à la Fondation Orange pour la qualité et la constance de son accompagnement en faveur de l’autonomisation des femmes et des jeunes filles.

Catherine Mbengon (Directeur Rse Orange) : Nous leur offrons la possibilité de générer des revenus

La Fondation Orange Cameroun a initié plusieurs projets. Parmi ces multiples initiatives, l’une des principales est particulièrement importante, car nous avons constaté qu’aujourd’hui, les jeunes femmes et les jeunes filles peuvent rencontrer des difficultés en matière d’éducation et d’autonomisation. C’est pourquoi nous avons décidé, en 2015, de signer un partenariat avec le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille afin de les aider à développer leurs talents. Concrètement, nous les formons dans les centres que j’ai évoqués tout à l’heure, et nous leur offrons également la possibilité de mettre leurs compétences en pratique pour générer des revenus.

Aujourd’hui, nous avons fourni de nombreux équipements dans les secteurs de l’hôtellerie, de l’industrie de l’habillement et de la restauration. Depuis plusieurs années, nous formons ces jeunes filles dans ces centres. Il s’agit désormais pour elles de passer à une étape supérieure : la professionnalisation, afin de pouvoir véritablement exercer les métiers pour lesquels elles ont été formées et d’en vivre. À présent, l’enjeu est de bien gérer ces équipements, de réaliser des économies, de réinvestir dans leur activité et, pourquoi pas, de devenir à leur tour des employeuses.

Isabelle Makota (Directrice de la promotion économique de la femme au Minproff) : Ce partenariat qui ne va pas s’arrêter là

Le partenariat d’aujourd’hui donne encore l’opportunité à plusieurs jeunes filles formées dans les Centres de pouvoir s’autonomiser pleinement et d’entrer dans le monde de l’emploi. La fondation Orange leur donne ainsi la possibilité non seulement de diversifier leurs sources de revenus, mais également de faire profiter plusieurs familles. Car vous savez, lorsqu’une jeune fille est autonome, c’est sa famille qui en profite en premier. C’est donc la fondation Orange à travers ce partenariat qui ne va pas s’arrêter là, qui agit pour cette cause.