Les dons offerts et le match de gala organisé avec l’appui de la Fondation Chantal Biya ont permis d’apporter un soutien à des enfants accompagnés par trois associations.
Blaise Djouokep

Des enfants déficients intellectuels, des personnes vivant avec la drépanocytose, des orphelins et des enfants en situation de rue se sont retrouvés au stade annexe de Bonamoussadi, à Douala. À l’occasion du match de gala de solidarité organisé le 16 août 2026, ils ont reçu des dons de Michèle Bilong, en partenariat avec la Fondation Chantal Biya. Les produits, composés pour l’essentiel de denrées de première nécessité, ont été remis à trois associations qui accompagnent ces enfants.
Parent d’un enfant atteint de trisomie 21, Odile Tassi, coordonnatrice de l’Association des parents d’enfants déficients intellectuels (Apedil), fait part des besoins de la structure. « Nous avons besoin d’assistance et d’accompagnement. Nous avons besoin de soutien pour autonomiser nos enfants. Mon fils Romaric a 23 ans aujourd’hui. Et je souhaiterais que ces enfants soient formés pour être autonomes », explique-t-elle.
Le même besoin d’accompagnement est exprimé par Sophia Bisso, présidente fondatrice, depuis 2020, de l’Association d’assistance aux drépanocytaires (Ass Drépano). La structure apporte un soutien aux personnes vivant avec la drépanocytose.
Quant à l’Association Enfants et Avenir, les besoins concernent également les orphelins, les enfants en situation de rue et ceux en situation de handicap. La structure les accompagne notamment à travers des formations professionnelles et des actions d’insertion socioprofessionnelle.
Ces attentes, Michèle Bilong dit vouloir les prendre en compte. « Chaque enfant mérite d’être écouté, encadré, protégé, éduqué et accompagné. Aucun enfant ne devrait avoir le sentiment que son avenir est déjà écrit parce que les circonstances de la vie lui ont été défavorables », souligne-t-elle.
Le match de gala a constitué l’un des temps forts de cette journée. Pour Michèle Bilong, l’initiative ne se limite pas au sport. « Au-delà de cette rencontre sportive, nous sommes ici pour porter un message, celui de la solidarité, de l’espoir et de l’amour que nous devons à nos enfants. À travers ce match, nous voulons rappeler que le sport peut être un outil d’éducation, de rassemblement et d’inclusion », explique-t-elle.
Elle appelle également à la mobilisation d’autres donateurs en vue de la deuxième édition. Du côté des associations bénéficiaires, l’espoir est désormais de voir cet accompagnement se poursuivre.


