Le rapport publié par Socfin indique que les vérifications réalisées par Proforest dans les plantations de Dibombari, Édéa et à Safacam portent notamment sur le foncier et l’environnement.
Blaise Djouokep
Pour un environnement sain
La deuxième série de vérifications indépendantes réalisées par Proforest au Cameroun dans les plantations de Socapalm à Édéa et Dibombari, ainsi qu’à Safacam, fait état d’un niveau de mise en œuvre globalement satisfaisant. Elle s’inscrit dans un processus engagé à la suite des investigations menées par Earthworm Foundation entre 2023 et fin 2025 sur des allégations de violations foncières concernant plusieurs opérations du groupe Socfin.
Le rapport fait ressortir plusieurs niveaux de mise en œuvre. À Dibombari, sur 25 mesures examinées, six sont classées comme mises en œuvre, 14 comme faisant l’objet d’une mise en œuvre continue et quatre comportent encore des éléments partiellement exécutés. À Édéa, sur 29 mesures examinées, sept sont mises en œuvre, 20 font l’objet d’une mise en œuvre continue et deux restent partielles. À Safacam, 11 des 21 mesures examinées sont mises en œuvre, neuf font l’objet d’un suivi continu et une reste partiellement exécutée.
Les rapports identifient également plusieurs points qui nécessitent un suivi. Le dialogue sur le foncier et les processus de restitution figurent parmi les principaux sujets. À Dibombari, la question de l’accès aux terres nécessaires aux moyens de subsistance et la clarification de l’article 6(h) du bail emphytéotique restent en discussion. À Édéa, la densification des bornes et la documentation des points de contention avec les communautés progressent.
L’accès à l’eau constitue un autre sujet examiné. Les vérifications font état de progrès dans la transparence des analyses, avec la participation des communautés aux opérations de prélèvement. La prévention des violences basées sur le genre et du harcèlement sexuel, les conditions de travail et les pratiques de sécurité figurent également parmi les mesures suivies sur les trois sites.
À l’échelle des opérations examinées au Nigeria, en Sierra Leone, au Liberia et au Cameroun, 181 mesures sur 182 ont été alignées, selon le rapport. Cette deuxième série de vérifications ne constitue toutefois pas une fin de processus. Le maintien des mécanismes dans la durée reste un enjeu.
La suite du processus se jouera notamment dans les villages riverains, les bureaux des syndicats et lors des réunions communautaires. C’est dans ces espaces que pourra être évaluée l’application des mesures sur le terrain. Au Cameroun, les 75 mesures examinées constituent une étape du processus engagé par le groupe.
La méthodologie déployée en avril 2026 repose sur le croisement de documents, des observations sur les sites et des entretiens avec les représentants des entreprises, les salariés, les sous-traitants, les communautés riveraines, les autorités publiques et les organisations de la société civile.



