Fermeture de l’agence « Leader voyages » : Plus de 250 travailleurs au chômage

Au cours d’un point de presse donné le 13 décembre dernier, le collectif des syndicats des transports routiers du Cameroun a annoncé un mouvement d’humeur visant à créer un espace de dialogue.


Syndicalistes face à la presse

Par Rebara Habra


Portail principal fermé. La salle d’accueil des passagers est vide. Devant les services guichets, aussi fermés, deux individus assis autour du chef d’agence. L’ambiance est timide cet après-midi du 14 décembre à l’agence de transport interurbain « Leader voyages ». Au menu des échanges entre le chef d’agence et ses collaborateurs, « les possibilités pour un retour à la normale. Nous avons confié toutes les démarches au syndicat. Ils nous ont rassurés que si rien n’est fait aujourd’hui (14 décembre), demain (15 décembre) nous allons nous diriger vers la communauté urbaine », a confié le chef d’agence. En effet, le 13 décembre dernier, le collectif des syndicats des transports routiers du Cameroun a donné un point de presse à l’esplanade de ladite agence. Il était question pour Jean Collins Defosokeng, président du Syndicat national des employés du secteur des transports terrestre, et ses camarades d’interpeller les autorités compétentes sur une décision jugée abusive de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy) qui a entrainé le départ au chômage de 250 travailleurs.

En effet, il va faire exactement un mois aujourd’hui que, l’agence de transport « Leader Voyages » a été fermée par la Communauté urbaine de Yaoundé. Cette décision faisait suite à une campagne d’assainissement de la cité capitale. Curieusement, les responsables de cette agence déclarent ne pas être concernés par cette opération. Une décision de trop pour ceux-ci qui confient être dans la norme et la réglementation en vigueur. « Leader voyages dispose d’une flotte  de plus de cent véhicules sur un espace adéquat de 6 000 m2  », a expliqué le chef d’agence, Serge.

Pour trouver une piste de dialogue, « Nous avons saisi en premier lieu, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale (Mintss). Par la suite, le maire de la ville lui-même. Malheureusement, ni le Mintss, moins encore le maire de la ville ne nous a ouvert les portes. Nous sommes allés voir le gouverneur qui, lui, nous a ouvert les portes. Séance tenante, il a saisi le préfet pour qu’il fasse une descente. Mais jusqu’aujourd’hui, aucune descente du préfet », a confié Jean Collins Defosokeng. Rappelons que l’article 2, alinéa 1, du code de travail stipule que « le droit au travail est reconnu à chaque citoyen comme un droit fondamental. L’Etat doit tout mettre en œuvre pour l’aider à trouver un emploi et à le conserver lorsqu’il est obtenu ».