Ce produit de l’Ecole normale supérieure (Ens) de l’Université de Bertoua a décroché ce titre à l’issue de sa soutenance du 10 juin dernier.
Par Arnaud Kuipo
C’est l’aboutissement d’un parcours académique. Benjamin Kanga Abanda est désormais enseignant après deux ans de formation dans la spécialité lettres modernes françaises. Il a bravé, ce 10 juin 2026, l’épreuve de soutenance publique à l’Ecole normale supérieure (Ens) de l’Université de Bertoua. 15,5/20 (mention bien) est la note qu’il a enregistrée lors de cette ultime étape. « À la fin de cette formation, j’éprouve un sentiment de joie et je remercie Dieu qui a permis que cette formation arrive à son terme. » confie ce benjamin d’une famille de six garçons.
Devant un jury présidé par son chef de département, Jean-Marie Yombo, cet originaire de la Haute Sanaga a défendu son mémoire sur le thème : Le plurilinguisme comme stratégie narrative et identitaire dans Les impatientes de Djaïli Amadou Amal. Le choix de ce thème se justifie par le « constat selon lequel de plus en plus les écrivains modernes insèrent, autre que la langue d’écriture, les langues locales dans leur production, ceci pour donner une originalité et s’identifier à leur culture et leur communauté. Il était donc question de déceler dans le roman l’appartenance à une communauté par la langue, en l’occurrence le peul et l’arabe ».
Précisons que c’est en tant qu’auditeur libre qu’il a subi sa formation à l’Ens de l’Université de Bertoua. « Pendant cette formation, j’ai acquis les compétences nécessaires pour devenir un enseignant de qualité », ajoute le désormais enseignant de français. Domicilié au quartier Mokolo 2, à Bertoua, il souligne avoir néanmoins rencontré des difficultés : des salles de cours petites, un stage pratique effectué tardivement.
Tout compte fait, Benjamin Kanga Abanda est prêt à exercer ce métier, qui le fascine depuis son bas âge, partout où le besoin se fera sentir. Sans rentrer les détails, il relate ce souvenir d’écolier et relatif à une enseignante qu’il a eue au primaire. Cette dernière « avait sa propre technique pour nous transmettre les savoirs. Mon parcours entre ses mains m’a fasciné et j’ai voulu être comme elle afin de bâtir des générations à venir.» Agé de 28 ans et titulaire d’une licence en lettres modernes françaises, Benjamin Kanga Abanda compte d’ailleurs postuler pour le concours spécial en vue du recrutement des 1000 enseignants dans la fonction publique camerounaise. Etre retenu parmi les 47 enseignants à recruter serait une belle manière pour lui de débuter sa carrière.


