Des centaines d’organisations ont formulé ce vœu hier, lors du Forum annuel CS4ME.
Par Guy Martial Tchinda

La communauté internationale célèbre ce 25 avril la Journée mondiale de lutte contre le paludisme. En prélude à cette commémoration Impact santé Afrique (Isa), Secrétariat de la Société civile pour l’élimination du paludisme (CS4ME) a organisé le 23 avril le Forum annuel CS4ME 2024. La conférence virtuelle qui a réuni des centaines d’organisations de la société civile sur le thème « Promouvoir l’équité en matière de santé, le genre et les droits des personnes ». Occasion pour ces acteurs et partenaires clés de la lutte contre le paludisme (gouvernement, programmes nationaux de lutte contre le paludisme, instances de coordination nationales, médias, parlementaires et partenaires de la santé) d’appeler à plus de justice sociale dans l’accès aux soins contre cette maladie qui continue d’emporter de nombreuses vies.
En clair une conférence pour remobiliser les troupes au front contre cet ennemis commun au moment où les soldats semblent perdre un peu de souffle devant une maladie qui fait toujours autant de ravages. En effet, « ces dernières années, les progrès de la lutte contre le paludisme ont stagné. Non seulement le paludisme continue de présenter directement un danger pour la santé et de coûter des vies, mais il entretient également le cercle vicieux des inégalités. Les personnes les plus vulnérables, y compris les femmes enceintes, les nourrissons, les enfants de moins de cinq ans, les réfugiés, les migrants, les personnes déplacées dans leur propre pays et les populations autochtones, continuent d’être touchées de manière disproportionnée », regrette l’Organisation mondiale de la santé (Oms).
Selon cette agence onusienne, l’Afrique continue de porter le plus lourd fardeau de cette maladie, avec, en 2022, 94 % des cas de paludisme et 95 % des décès dus à cette maladie. Au Cameroun, l’on enregistre près de trois millions de cas de paludisme chaque année pour un peu plus de 2400 décès. Les enfants de moins de cinq ans en paient le plus lourd tribut.



